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vendredi, 27 mai 2016 14:00

Bienvenue à l’ambassadeur du ramadan

Nous sommes actuellement au mois de Chaâban, un mois saint très important. Il se situe entre deux mois qui sont eux-mêmes sacrés : Rajab et Ramadan. Ce mois sacré est de nos jours délaissé par les musulmans contrairement à nos prédécesseur qui lisaient le Coran et jeûnaient particulièrement comme le faisait notre prophète (saw) ;  alors qu’aujourd’hui  on y introduit des innovations comme la nuit de la mi-Chaaban.

Nous devons suivre le chemin de notre prophète en imitant au maximum ses actions durant ce mois. Notre mère Aicha rapporte : « Je n’ai jamais vu le prophète jeûner autant que durant Chaaban si ce n’est durant Ramadan. Une année, il a jeûné ce mois entièrement ». Comme le rapporte l’imam Ahmed que Dieu l’agrée, Oum Salama déclara à propos du prophète (saw)  qu’il n’a jamais jeûné un mois entier si ce n’est au mois de Chaaban, donc il jeûna deux mois d’affilé. Notre prophète (saw) a jeûné entièrement Chaâban, mais il l’a aussi jeûné partiellement, pour ne pas alourdir la tâche pour notre communauté. Seul Ramadan est obligatoire. Ce hadith nous dicte la marche à suivre : « Par ALLAH, ALLAH ne se lasse pas de vous récompenser jusqu’à ce que vous vous lassiez de faire des œuvres de bien. La meilleure façon de l’adorer est, pour Lui, ce que vous faites avec persévérance ». Le prophète faisait preuve de persévérance en jeûnant régulièrement ce mois sacré. Oussama ibnu Zayd rapporte qu’il vint voir le prophète et lui dit : «(…) Je ne te vois pas autant jeûner les autres mois que pendant celui de Chaâban ». Le prophète répondit « Les gens oublient ce mois qui se trouve entre Rajab et Ramadan.

C’est pourtant le mois au cours duquel les œuvres (de toute l’année) montent vers le Seigneur de l’Univers, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont montées. » Le prophète évoque un mois délaissé par beaucoup de gens, or Dieu aime qu’on l’invoque dans les moments ou les lieux où les hommes oublient. Par exemple, dans les marchés où les hommes pensent au profit, pendant la nuit quand les gens dorment. Cela peut être aussi de donner de ses biens en période d’austérité.

Il est conseillé de jeûner ce mois pour se préparer à Ramadan, comme il est utile, par exemple, de s’entraîner avant un marathon en courant régulièrement, pour que jeûner soit plus aisé et pour que notre concentration durant Ramadan soit meilleure.

Motivons-nous donc, chers frères et sœurs, nous faisons face à tes temps difficiles contre lesquels le prophète nous avait mis en garde. Multiplions les bonnes actions, nous avons à présent l’occasion d’un mois sacré, jeûnons comme le faisaient nos prédécesseurs et n’oublions pas la lecture du saint Coran. Salam ibn Kouhayl dit: «on disait que le mois de Chaâban  est le mois des lecteurs du Coran». 

jeudi, 19 mai 2016 10:48

Sortie en famille

 

Ecole de la mosquée organise une sortie en famille 

     «Allah! Fais que les mois de Rajab et de Chaâbane soient bénis pour nous et fais en sorte que nous atteignons le mois du Ramadan et que nous puissions profiter au maximum de ses bienfaits ».

     Dans la vie du fidèle, il y a des moments, des périodes et des endroits où l’accomplissement de bonnes œuvres est plus opportun, a plus de mérite et plus agréable à Dieu. Le mois de Chaâbane fait partie de ces moments propices pour fortifier sa foi et se rapprocher de Dieu. Le compagnon Oussama ibn Zaïd raconte : « Le Messager de Dieu (PSL) jeûnait certains jours d’affilés à tel point que nous pensions qu’il ne s’arrêtait jamais. Et il mangeait certains jours d’affilés à tel point qu’il ne jeûnait plus si ce n’est deux jours par semaine. Il les consacrait séparément au jeûne en dehors des périodes où il jeûnait. Il n’y a pas un mois où il se consacrait le plus au jeûne que pendant le mois de Chaâbane. Je lui posais la question à ce sujet : Cher Messager de Dieu! Tu te consacres au jeûne à tel point que tu ne le romps pratiquement plus. Et tu interromps le jeûne à tel point que tu ne t’y consacres presque plus, si ce n’est deux jours par semaine. (…) En effet, le lundi et le jeudi, les œuvres sont exposées au Seigneur de l’univers, et j’aime être en état de jeûne lorsque mes œuvres Lui sont exposées… Je ne te vois pas autant jeûner les autres mois que pendant celui de Chaâbane. Il m’a répondu : C’est un mois qui se trouve entre Rajab et Ramadan que beaucoup de gens négligent.

    Un mois durant lequel les actes sont présentés à Dieu, et je veille à ce que mes actes soient présentés à Dieu alors que je suis en état en jeûne ». Ce hadith nous informe au sujet de l’importance du jeûne chez le Prophète (PSL) durant l’année et plus particulièrement pendant le mois de Chaâbane. Mais, le seul mois que le Prophète (PSL) jeûnait en totalité est le mois du Ramadan.

     Le jeûne du mois de Chaâbane est un stage de préparation pour mieux accueillir le mois du repentir, de l’introspection et de la méditation. C’est un bon entraînement pour préparer son organisme et son esprit afin de vivre pleinement le mois du Coran, de la Miséricorde, de la fraternité et de l’amour en Dieu. D’après Anas Ibn Malek : « Quand les compagnons du Prophète (PSL) apercevaient le croissant du mois de Chaâbane, ils se penchaient sur la lecture du Coran. Les musulmans s’acquittaient de leur Zakat (l’aumône légale) pour que les pauvres et les nécessiteux puissent jeûner le mois du Ramadan dans de bonnes conditions. Les commerçants mettaient à jour la gestion de leur commerce. Et aussitôt qu’ils voyaient le croissant de lune du mois de Ramadan, ils se purifiaient et redoublaient d’efforts en terme d’adoration, de bonté et de générosité ». C’est ainsi que les compagnons du Prophète (PSL) déployaient les efforts nécessaires pendant le mois de Chaâbane et s’appliquaient sincèrement afin de mieux accueillir le mois du Ramadan. Pour nous, dans notre contexte et au milieu de nos diverses préoccupations, comment profiter du mois de Chaâbane et préparer au mieux la venue du mois béni du Ramadan.

     Quelques éléments de réponse :

• Demander à Dieu sincèrement de nous permettre de profiter de ces instants bénis afin que nous puissions goûter à la douceur de Sa présence et de Sa proximité.

• Se réconcilier avec Dieu et se repentir sincèrement de l’ensemble de nos maladresses.

• Jeûner, dans la mesure du possible, surtout la première moitié du mois de Chaâbane, en veillant particulièrement à ne pas rater les lundis et jeudis.

• Se pencher sur la lecture du Coran, le méditer et le goûter.

• Donner, aider et soutenir. Parmi les gages de véracité, le don est le plus concret et le plus quotidien.

• Persévérer et s’appliquer dans l’accomplissement de nos prières.

• Multiplier les souvenir de Dieu et Le mentionner inlassablement (dhikr).

• Implorer le pardon de Dieu pour nos fautes, nos manquements et nos négligences.

• S’habituer à accomplir la prière nocturne, notamment le dernier tiers de la nuit. En effet, la prière la plus agréable à Dieu après la prière obligatoire et celle effectuée au cours de la nuit.

• Avoir la résolution sincère de corriger sa manière d’être et d’agir, de mieux se comporter et de réaliser une mutation éthique.

• Avoir bon cœur. Un cœur habité par l’amour de Dieu et de Son Messager n’en veut à personne. Supporter les coups durs, préserver les liens d’amour et de compassion et pardonner à ceux qui nous ont fait du tort.

• Enfin, avoir bonne intention et être sincère. Le fidèle connaît l’importance de l’intention, et sait qu’elle est le secret, le fondement et la quintessence de tout acte d’adoration.

     Durant cette période bénie, chaque fidèle soucieux de sa complétude morale et de son accomplissement spirituel, doit faire tout son possible pour s’attirer la Miséricorde de Dieu, et ce, en répondant l’amour, la paix, le bien et en multipliant les œuvres pieuses. Sans oublier, bien entendu, d’être généreux et de partager avec ceux qui sont dans le besoin.

     Que nos bonnes actions ne soient rien d’autre que la conséquence immédiate de notre amour pour Dieu, pour Son Messager (PSL) et pour les êtres.

Invitation Générale.


L'association Franco musulmane de Muret 16 Rue de marclan. à l'honneur de vous inviter à une conférence le 21 mai à partir de salat elasr jusque salat elicha autour du sujet suivant :
La famille musulmane en Occident "les paris et les défis"
Ceci aura lieu à la mosquée Al Mouminine de Muret avec la présence du Cheikh Fethy Ibrahim.

On compte sur votre présence frères et sœurs. n'hésitez pas à diffuser cette invitation à votre entourage .

Barak Allahoufikoum

vendredi, 06 mai 2016 14:00

Ce qui annule le tawhid

   Notre foi consiste en la croyance en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour dernier et au destin bon ou mauvais.

   Les  Savants  (oulémas  -  qu'Allah  leur  accorde  sa  miséricorde)  ont  cité,  concernant  le  chapitre  de  l'apostasie différentes circonstances et et actes qui annule le tawhid. Nous  allons  citer  un  par  un  et  de  façon  concise,  accompagnés  de  brèves  explications  afin  que  vous  puissiez prendre  toutes  vos  précautions  et  que  vous  puissiez  mettre  en  garde  vos  semblables  contre  l'égarement  tout  en espérant en être nous-même sauvegardés et se soustraire de ces actes:

   1. L’association ou le polythéisme (Ash-Shirk) dans le culte et l’adoration d’Allah :

Allah dit: {Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui donne un quelque associé. A part cela, Il  pardonne à qui Il veut…} [Sourate An-Nissa - verset 48] . Le Tout-Puissant dit aussi : {…Quiconque associe à Allah (d'autres divinités), Allah lui interdit le Paradis,  et son refuge sera le Feu. Et pour les injustes, pas de secoureurs} [Sourate Al-Maidah - verset 72] . Ceci inclut la supplication des morts, en les implorant et formuler des vœux ou faire des sacrifices en offrandes comme celui qui comme celui qui immole pour eux (près de la tombe).

   2. L’Intermédiaire [al Wouassit] entre l'homme et Allah :

Celui qui  fait  intervenir des  intermédiaires (ou  médiateurs) pour intercéder en sa  faveur auprès d'Allah et place en  eux  toute  sa  confiance  dans  ses  demandes,  celui-là  est  considéré  comme  mécréant  par  unanimité  du Consensus (oulémas).

   3. Celui qui ne considère pas que les associateurs ou les polythéistes mécréants, doute de leur mécréance ou reprend leur doctrine est un mécréant.

  4. Celui qui croit qu'une voie autre que celle du Prophète (paix et bénédictions d’Allah sur lui ) est plus complète ou parfaite que la sienne, ou qu’il considère que le jugement d'autrui est mieux que celui du Prophète ou préfère celui infidèles, est un mécréant.

   5. Celui qui méprise quoique se soit de ce que le Messager d'Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui ) a prescrit, est considéré comme étant un mécréant, même s’il l’applique car Allah dit: {C'est parce qu'ils ont de la répulsion pour ce qu'Allah a fait descendre. Il a rendu donc vaines leurs œuvres} (Sourate Mohammed – verset 09)

   6. Celui qui se moque de quoique se soit de la religion du Messager d’Allah (paix et bénédictions d’Allah sur lui ), ainsi que de la [promesse] de sa récompense ou de son châtiment est un mécréant. La preuve se trouve dans le verset qui dit: {Dis: Est-ce d'Allah, de Ses versets (le Coran) et de Son Messager que vous vous moquiez ? Ne vous excusez pas: Vous avez bel et bien rejeté la foi après avoir cru} Sourate At-Tawba – verset 65,66

   7. Toutes les formes de sorcellerie [As-Sihr] dont :

-  As-Sarf  ou  l'envoûtement  d'une  personne  pour  la  contraindre  à  changer  ses  sentiments  envers  une  autre (l’amener à détester ce qu'elle aime ou aimer ce qu'elle déteste comme pour détourner l’amour d’un mari envers son épouse).

-  Al-‘Atf  ou  l’envoûtement  d’une  personne  pour  la  contraindre  à  ne  pas  faire  ce  qu’elle  souhaiterait  en employant un procédé satanique.

Celui qui commet ou approuve toutes formes de sorcellerie est mécréant. Allah  dit:  {…Mais  ceux-ci  n'enseignaient  rien  à  personne,  [avant]  qu'ils  n'aient  dit  d'abord:  'Nous  ne sommes rien qu'une tentation: Ne sois pas mécréant…} Sourate Al Baqara - verset 102

  8. Soutenir les associateurs ou polythéistes et les aider contre les musulmans. Allah dit à ce sujet: {…Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes} Sourate Al-Maidah – verset 51

   9. Celui qui croit que les gens peuvent se permettre de renier la législation (Ash-Shari’â) de Mohammed (paix et bénédictions d’Allah sur lui) est un mécréant. Allah  dit  à  ce  propos: {Et  quiconque  désire  une  religion  autre  que  l'Islam,  ne  sera  point  agréé,  et  il  sera dans l'au-delà parmi les perdants} Sourate Al Imran – verset 85

   10. Celui qui refoule la religion d'Allah et ne fait pas l’effort d'apprendre et suivre ses préceptes. Allah dit:  {Qui est plus injuste que celui à qui les versets de son Seigneur et qui ensuite s'en détourne; Nous nous vengerons certes des criminels} Sourate As-Sajda –verset 22

Nous cherchons protection auprès d'Allah de tout ce qui est susceptible de nous exposer à Sa colère et Son châtiment douloureux, et que les bénédictions d'Allah et la paix soient sur le plus noble des êtres Mohammed, sa famille et ses compagnons.

Voici un récit de gens qui étaient sincères avec Allah, et qu’Allah (swt) a crus, dont Il a accepté le repentir et dont Il a pardonné tous les péchés. Ka’b Ibn Mâlik  raconte : «   Je n’ai faussé compagnie au Messager d’Allah  dans aucune de ses campagnes sauf dans celle de Tabûk.  En ce qui concerne l’histoire de ma défection de l’expédition de Tabûk, je n’ai jamais été aussi fort ni aussi riche que lorsque j’y fis défaut. Par Allah, je n’avais jamais réussi à avoir deux montures à la fois avant cela ; par contre, cette-fois-là, j’avais réussi à les posséder. Le Messager d’Allah (SAW) entreprit cette expédition dans la période de très fortes chaleurs. Il se préparait pour un long voyage dans un immense pays désertique et aride. Il devait rencontrer également un grand nombre d’ennemis.  Aussi, cette fois-ci, Il informa les musulmans de leur destination afin qu’ils prennent leurs dispositions. Les musulmans étaient nombreux avec le Messager d’Allah (SAW)

Ka’b poursuit en disant : « Le Messager d’Allah (SAW) s’était préparé ainsi que les musulmans avec lui. Quand à moi, je sortais chaque jour pour m’équiper mais je rentrais sans n’avoir rien fait, me disant à chaque fois que je pourrais le faire l’heure venue. Cette situation dura à tel point que les musulmans s’étaient déjà sérieusement équipés et, le lendemain matin, le Messager d’Allah  (SAW) prit la route et les musulmans avec lui, alors que je n’avais toujours rien préparé. Puis je continuais à sortir de chez moi et je rentrais également sans avoir rien fait ; cela dura jusqu’à ce qu’ils eurent pris une grande avance sur moi. Et puis, je voulus partir les rattraper -si seulement je l’avais fait- mais tel ne fut pas mon destin.  Lorsque j’appris que le Messager d’Allah (SAW) était sur le chemin du retour de l’expédition de Tabûk, un grand chagrin me prit et je songeais à trouver quelque mensonge pour me tirer d’affaire, en disant à moi-même : "Comment pourrai-je bien échapper à sa colère demain Alors, je me décidai à lui dire la vérité. C’est alors que j’arrivai et lorsque je le saluai, Je dis : "Ô Messager d’Allah ! Par Allah, si je me trouvais en présence d’une autre personne que toi parmi tous les habitants de ce monde, j’échapperais certainement à sa colère par quelque excuse car effectivement, je suis un bon polémiste. Mais par Allah, je sais bien que si je te raconte aujourd’hui un mensonge pour obtenir ta satisfaction, Allah attirerait certes, sur moi ta colère. Par contre, si je te dis la vérité qui engendrera ton courroux contre moi, je pourrai espérer par là une fin heureuse de la part d’Allah (exalté soit’Il). Par Allah, je n’ai aucune excuse et je n’ai jamais été aussi fort, ni aussi aisé qu’au moment où je suis resté en arrière sans participer à l’expédition."

Le Messager d’Allah (SAW) dit : "Quand à celui-là, il a dit la vérité. Lève-toi, et attends qu’Allah décide à ton sujet ce qu’Il voudra" Le prophète l’obligea à patienter 50 jours, il dut s’éloigner de son épouse sur son ordre, plus personnes ne lui adressa la parole durant ce l’abs de temps. Il raconte : «  Puis je fis la prière de l’aube de la cinquantième nuit sur le toit de l’une de nos demeures. Alors que je me sentais oppressé tel qu’Allah l’a décrit dans son livre : "...Si bien que toue vaste qu’elle fût, la terre leur paraissait exiguë..." (Le repentir, v118) J’entendis la voix de quelqu’un qui criait du sommet du mont Sala’ d’une voix très forte : "Ô Ka’b inb Mâlik ! Réjouis-toi de la bonne nouvelle !"

Je me jetai en prosternation sachant que l’heure de la délivrance était venue. Le Messager d’Allah (SAW)  avait annoncé lors de la prière de l’aube qu’Allah (béni soit-Il), avait bel et bien agréé notre repentir.  J’entrai à la mosquée ; le Messager d’Allah y était assis au milieu des gens. Aussitôt que j’eus salué le Messager d’Allah (SAW), son visage rayonnait de joie. Il me dit : "Réjouis-toi du plus beau jour que ta as passé depuis que ta mère t’a enfanté !"Je dis : "Ce pardon provient-il de toi, ô Messager d’Allah ou est -il de la par d’Allah ?"Il dit :   "Plutôt de la part d’Allah.’’Je dis ensuite : 
"Ô Messager d’Allah ! Allah exalté m’a sauvé par ma sincérité, et comme preuve de mon repentir, dorénavant, je ne dirai plus que la vérité jusqu’à la fin de mes jours."

Allah exalté fit alors descendre ces versets : "Allah a agréé le repentir du Prophète, des Muhâjrîn et des Ansâr qui l’ont suivi dans les moments difficiles après que les coeurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard. Et les trois qui avaient été laissés de côté, si bien que toute vaste qu’elle fût, la terre paraissait exiguë, ils se sentaient à l’étroit..." Ka’b dit :  "Par Allah, je n’ai jamais reçu d’Allah une plus grande grâce qu’il m’ait guidé vers l’Islam, que celle d’avoir été sincère avec le Messager d’Allah (SAW) et de ne pas lui avoir dit de mensonges qui auraient causé ma perte comme cela s’est produit avec ceux qui avaient menti."

Ainsi se termine ce récit, qui nous enseigne les vertus de la sincérité et du repentir. 

vendredi, 22 avril 2016 14:00

La responsabilité des mots prononcés

Parmi les grâces d'Allah Envers l'homme : la langue qui lui permet de parler, de s'exprimer et d'échanger les connaissances et savoirs. Mais la langue et les mots, s’ils sont des bénédictions, peuvent faire beaucoup de dégâts et engendrer beaucoup de péchés.   Si le fidèle musulman est tenu sur le plan des obligations d'ordre rituel de satisfaire à un certain nombre de prescriptions comme l'observance de la prière, du jeûne, de l'aumône légale etc. il doit également sur le plan moral respecter un certain nombre de principes comme le fait de dire la vérité, d'être sincère, d'avoir une bonne intention, de ne pas mentir, de ne pas calomnier, de ne pas faire de faux sermons etc. L'islam accorde une importance particulière à tout ce qui émane de nos paroles.. De nombreux versets coraniques et de hadiths Prophétiques mettent l'accent sur la nécessité d'éviter les innombrables maux de la langue.  Ils invitent les fidèles, pour remédier aux dégâts des mots, à se consacrer au dhikr - mention et remémoration d'Allah  et de Son Serviteur et  Prophète - à la lecture du Coran et toute forme d'adoration d'Allah  en général.
Il faut savoir que les dégâts causés par la langue (les mots, la parole) sont énormes, et rien ne peut être plus salutaire que sa retenue. Ainsi la loi religieuse (Coran et hadiths) vante le mutisme et insiste sur l'importance du silence. On rapporte d'après la tradition que : « Le silence est une sagesse mais rares sont ceux qui le pratiquent».
Le Prophète a dit :« La foi d'un serviteur n'acquière la droiture que si son cœur est droit et le coeur ne peut acquérir la droiture que si la langue est droite... » [ Rapporté par Ibn abi ad-Dunia dans son livre - assamte (Le silence) - ainsi que al Kharaiti dans son livre « Makarimu al Akhlak » avec une chaîne faible.]Mouadh Ibn Jabal demanda au Prophète :« Ô Envoyé de Dieu serons-nous jugés pour nos paroles ? Et le Prophète  lui répondit : « ô ibn Jabal ! C'est la moisson de la langue qui le plus souvent jette les gens dans l'Enfer » [ Rapporté par Tirmidhi dans le livre de La Foi et il est rapporté également par Ibn Majja.]Et d'après Sahl Ibn Saadine As-Saaidi  le Prophète a dit : « Celui qui me garantit ce qu'il a entre ses mâchoires et ce qu'il a entre ses jambes je lui garantis le paradis» Ce qui peut être interpréter de cette façons : « Celui gui me garantit (le bon usage) de ce qu'il a entre ses mâchoires (la langue) et de ce qu'il a entre ses jambes (le sexe), je lui garantis le paradis»Et d'après Abu Horayra  le Prophète   a dit :  « Celui qui croit en Dieu et au jour du jugement, qu'il dise du bien ou qu'il garde le silence » [Partie d'un long hadith rapporté par Bukhari et Muslim.] On a dit à 'Issa (Jésus) : « montre-nous une oeuvre qui nous fait entrer au paradis ?» Il leur répondit : « ne parlez jamais », on lui a dit : « On ne peut pas se retenir de parler ». II leur a dit : « alors, ne parlez que pour dire du Bien».
Soulayman (Salomon) fils de Daoud (David) a dit : « Si la parole est en Argent le silence est en Or ». Et dans les traditions des compagnons du Prophète, on rapporte qu'Abu Bakr mettait une petite pierre dans sa bouche, pour s'empêcher de parler, et il disait en faisant allusion à sa langue  : « C'est elle qui me fait engager dans les sentiers dangereux ».Abdallah Ibn Massoud a dit : « Par Dieu, qui, il n'y a d'autre divinité que Lui, nul organe n'a besoin d'être emprisonné plus que la langue qui est déjà enfermée derrière deux obstacles ; les lèvres et les dents ! ». Souvenons nous, le silence, c’est souvent  l'absence des pêchés causés par la langue, comme le mensonge, la médisance, la calomnie, l'ostentation, l'hypocrisie, la perversion, la vanterie, les vaines discussions, les disputes !

Il y  a  certes,  dans  ce verset,  le  plus  grand  encouragement  à  faire  son autocritique,  son  introspection. Bien  plus,  ce  noble  verset  est  considéré  comme  faisant  partie  des  plus  importants  concernant le chapitre de l’autocritique.

Le plus souvent, cette introspection est le rappel que l'homme fait à son âme, en se posant la question: qu’a-t-elle préparé pour demain ?

C’est  pour  cela  que  l’intégralité  de  cette  autocritique  relative  à  la  Taqwa  d’Allah,  renvoie  à  la concrétisation  de  ce  qui  est  dit  dans  ce  Hadith  :  « Lorsque  tu  parviens  au  soir,  n'attends  pas  le lendemain,  et  parvenu  au  matin,  n'attends  pas  le  soir. »  [Hadith  rapporté  par  Al-Boukhari,  Selon  Ibn ‘Omar]. C’est par cette autocritique minutieuse de l’âme lors de la mise en pratique des obligations et de l’éloignement  des  interdits,  que  la  personne  atteindra  l’état  de  piété :  « Et  prenez  vos  provisions; mais  vraiment  la  meilleure  provision  est  la  piété.  Et  redoutez-Moi,  ô  doués  d'intelligence  ! »  [S02.

v.197]

L’autocritique consiste à  ce  que  le  serviteur  examine  les  œuvres  qu’il  a  accomplies des jours  et des nuits durant : est-il satisfait de ses actes avec lesquels il compte rencontrer Allah -Louange à Allah, Le Très Haut-? Il doit examiner ses actes en commençant par les prescriptions religieuses obligatoires et les  impératifs  de  l’Islam.  Il  doit  également  réfléchir  à  tout  ce  qui  concerne  les  interdits,  toutes  les choses  qu’Allah  -  Louange  à  Allah,  Le  Très  Haut  -  a  interdit  à  Son  serviteur.  Puis,  après  cela,  qu’il s’interroge  sur  les  actes  surérogatoires  annexes  et  les  recommandations.  Mais  l’autocritique  se  fait

principalement autour des impératifs religieux et des obligations de l’Islam.

Fait donc partie  de l’autocritique,  le  fait  que  tu  réexamines  ta  prière  qu’Allah  t’a  rendue obligatoire  : As-tu accompli ta prière en respectant les conditions, ses piliers et ses obligations ; L’as-tu faite en son heure et en groupe avec des musulmans ?

Dès lors que la personne fait son autocritique et une analyse minutieuse de ses actes, si elle trouve un quelconque  bien,  alors qu’elle  loue  Allah  et  Lui  demande  - Louange  à  Allah,  Le  Très  Haut  - qu’Il  la raffermisse  sur  cela.  Mais  si  elle  trouve  autre  chose  que  cela,  alors  le  moment  propice  est venu  pour qu’elle se repente tant qu’elle est dans cette demeure de labeur.

Quant  au  jour  de  la  résurrection,  il  a été  rapporté  dans  un  hadith:  « Celui  qui  trouve  un  quelconque bien, qu’il loue Allah, et celui qui trouve autre chose, qu’il ne blâme que lui-même. » [Hadith rapporté par Mouslim, d’après Abou Dhâr Al-Ghifari]. En effet, l’opportunité de la repentance ne sera plus à sa portée. 

Le serviteur est dans le bien tant qu’il fait son  autocritique  en vérifiant les actes qu’il a accomplis des jours  et  des  nuits  durant  et  en  vérifiant  leur  conformité  avec  la  législation  et  s’il  y  voit  des  actes discordants,  qu’il  commence  à  lutter  contre  son  âme  afin  qu’elle  s’éloigne  de  cela,  pour  qu’elle  se repente et retourne vers Allah – Louange à Allah, Le Très Haut

Allah, exalté soit-Il, dit (sens des versets):

« Et adore ton Seigneur jusqu'à ce que te vienne la certitude (la mort) » (Coran : 15/99).

« Ceux qui disent : "Notre Seigneur est Allah", et qui ensuite se tiennent sur le droit chemin. Ils ne doivent avoir aucune crainte et ne seront point affligés» (Coran : 46/13).

L'imam Mouslim a rapporté dans son recueil de hadiths authentiques, d'après Soufian ibn Abdallah (qu'Allah soit satisfait de lui) qui a dit :

-"Je dis : "ô Messager d'Allah ! Dis-moi dans l'Islam une parole à propos de laquelle je n'interrogerai personne d'autre que toi". Il  dit :

« Dis : "Je crois en Allah, et reste sur le droit chemin [et suis le chemin de la droiture]" »

Cette recommandation générale faite par notre Prophète () à ce noble compagnon, et à travers lui à toute sa communauté, comprend deux choses inséparables: la droiture de la langue représentée par (Dis :"Je crois en Allah") et la droiture du cœur et des membres représentée par (reste sur le chemin de la droiture)

En effet, prétendre avec la langue seulement n'est pas considéré être une droiture, tout comme la droiture avec les membres et le cœur seulement n'est pas une droiture non plus. C'est la raison pour laquelle Allah (exalté soit-Il) blâma les bédouins qui prétendirent être sur la véritable droiture dans la foi et avoir atteint un rang plus élevé que celui dans lequel ils sont réellement, Il dit (exalté soit-Il)  (sens du verset):
« Les bédouins ont dit : "Nous avons la foi". Dis : "Vous n'avez pas encore la foi. Dites plutôt : Nous nous sommes simplement soumis, car la foi n'a pas encore pénétré dans vos cœurs" »(Coran : 49/14).

Le plus grand genre de droiture est la droiture de l'homme en ce qui concerne  l'unicité pure d'Allah (At-Tawhid) qui appelle à la connaissance d'Allah, Son adoration, Sa crainte, Sa vénération, placer l'espoir en Lui, avoir peur de Lui, L'invoquer, placer la confiance en Lui, ne rien Lui associer ou ne pas se retourner vers un autre que Lui (exalté soit-Il), …etc.

  Abou Bakr le véridique (qu'Allah soit satisfait de lui) a interprété la parole d'Allah (sens du verset) : « Ceux qui disent : "Notre Seigneur est Allah", et qui se tiennent dans le droit chemin »(Coran : 41/30), en disant que ce sont ceux qui ne se sont jamais retournés vers un autre qu'Allah.

La droiture dans la religion d'Allah est très importante, bien qu'elle soit entourée de dangers de tous les côtés, et que se trouvent autour d'elle des tentations qui s'entrechoquent et secouent ceux qu'elles atteignent ; ils sont alors forcés de combattre ces tentations. Et ceci fait que la fermeté sur la droiture et s'y accrocher, est comme tenir une braise dans les mains, c'est la raison pour laquelle le prophète () demandait beaucoup la protection d'Allah contre cela, comme il est mentionné dans le "Mouwatta" [de l'Imam Maalik] que le Prophète () invoquait souvent Allah en disant :
(O Seigneur ! Si Tu veux éprouver les gens par une tentation, fait que je retourne vers Toi sans être tenté).

vendredi, 01 avril 2016 14:00

Le prophète (SAW)face aux troubles (fitan)

La position du prophète, et donc du musulman, face aux troubles (Fitan) », qu’Allah nous en préserve de son mal, ainsi que vous. Le mot " fitan", c’est le pluriel de " fitna" qui est l’épreuve, l’examen.

 La Sounna d’Allah dans Sa création est qu’Il (Allah) met à l’épreuve (Ses créatures) et ne les laisse jamais ainsi sans l’éprouver. Parce que sans cela, on ne ferait pas la différence entre le croyant et l’hypocrite, on ne distinguerait plus entre celui qui dit la vérité et celui qui ment, et donc la confusion s’installerait, comme Allah le dit (dans ce verset) : « Alif, Lâm, Mîm. * Est-ce que les gens pensent qu'on les laissera dire: «Nous croyons!» sans les éprouver? * Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent. » [S29 .v1/3].

Allah fait courir les fitan secouant ainsi ses serviteurs, afin de faire triompher sa religion et la défaite de ses ennemis qui cherchent à nuire. Les fitan, avec ses différentes variétés et ses diversités, elles renvoient à deux catégories, les fitan relatives aux ambiguïtés et ceux relatives aux tentations. Première catégorie : les fitan relatives aux ambiguïtés : elles sont introduites dans la religion et dans la croyance. Deuxième catégorie : Les fitan relatives aux tentations: elles résident dans la manière de se conduire, dans l’éthique, dans la recherche des plaisirs et des désires (pour remplir) les ventres, et (assouvir) les désires et autres tentations, comme Allah dit dans sourate At-Tawba (Le repentir) [S09 , v69] : « Comme ont joui vos prédécesseurs de leur lot (en ce monde) » c'est-à-dire avec leur lot de tentations, « ...et vous avez joui de votre lot comme ont joui vos prédécesseurs de leur lot.».

Le Prophète (SAW) a dit à ses compagnons : « Celui d'entre vous qui vivra verra de grandes divergences. Attachez-vous donc à ma Sounna et la Sounna des Califes bien guidés après moi. Accrochez-vous y et mordez-y avec vos molaires ! Et prenez garde aux choses nouvelles [dans la religion], car toute chose nouvelle est une innovation et toute innovation est un égarement » et dans une autre version : « Et tout égarement est dans le Feu ». [Rapporté par At-Tirmidhi]. Il n’y a pas une chose sans que le Messager ne l'ait clarifié et rendu clair pour nous, et parmi ses éclaircissements, celle d’avoir clarifié l’attitude que doit avoir le musulman face à ces fitan : il (le musulman) doit être sur ce quoi était le Messager (SAW), il doit s’accrocher et faire preuve de patience sur cela. Il doit se conformer à la Sounna du Messager (SAW) et ses compagnons, en cela, il y a moyen d’être préservé des fitan. Ceci est donc la position que le musulman doit adopter face aux fitan, celle de ne pas se laisser tromper et ne pas dévier avec elles, il reste (ferme) sur sa religion et fait preuve d’endurance. Il a (en cela) un modèle en la personne du Messager (SAW) et ses compagnons, notamment les Califes bien guidés. Egalement, parmi les choses qui délivrent de ces fitan et la position que le musulman doit adopter face à elles : celle de rester rattaché au groupe des musulmans et aux savants. Il reste avec le groupe des musulmans et l’imam des musulmans, il s’éloigne des sectes qui s’opposent (à la vérité), parce qu’Abou Hudhayfa Ibn Al-Yémen (qu’Allah soit satisfait de lui) a questionné le Messager d’Allah (SAW) au sujet des fitan, il a dit : « Tandis que tout le monde interrogeait l'Envoyé d'Allah (SAW) sur le bien, moi, je l'interrogeais sur le mal par crainte d'en être atteint. », c’est pour cela qu’il lui demanda quoi faire ?  « Que m'ordonnes-tu de faire si j'assiste à cela? », c'est-à-dire au moment de l’apparition des fitan et de la divergence, il lui répondit : « Tu devras suivre le groupe des musulmans et leur imam », tant qu’ils sont présent et même s’ils ne sont qu’une minorité. S’ils sont sur la vérité, alors tu restes avec eux et à leurs côtés, sous l’autorité de leur imam (Ndt : gouverneur), c'est-à-dire l’imam des musulmans : parce que c’est l’échappatoire face aux fitan. Ceci est donc l’attitude à adopter par le musulman face aux fitan:

 Premièrement : mettre en application le Livre d’Allah.

 Deuxièmement : Il met en application la Sounna du Messager (SAW) et ce sur quoi étaient ses successeurs et compagnons.

 Troisièmement : Il reste accroché au groupe des musulmans, où qu’il soit et (sous l'autorité) de l’imam des musulmans.

 Quatrièmement : S’il n’y a ni groupe, ni imam, alors il doit demeurer seul ainsi et s’écarter de toutes ces sectes jusqu'à ce que la mort lui advienne, tout en étant attaché à sa religion et sur la Sounna de son prophète.

 Et d’autres fitan viendront, comme nous l’a révélé le Prophète (SAW). Plus le temps sera long, plus les fitan s’intensifieront. Des fitan où « Le croyant qui est attaché à sa religion, est semblable à celui qui saisit un charbon ardent avec ses mains ». Nous vivons aujourd’hui parmi des gens qui ne sont pas de notre famille par leur comportement, par leur culture et par leurs idées : c’est au croyant de faire preuve de patience par rapport à cela : « (Ils) s'enjoignent mutuellement la vérité et s'enjoignent mutuellement l'endurance. » [S103. v03].

 Demandons à Allah de nous assister, ainsi qu’à vous pour énoncer la bonne parole et accomplir la bonne action. Et que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur notre Messager Muhammad, ainsi que sur sa famille et l’ensemble de ses compagnons.

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