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vendredi, 29 janvier 2016 13:00

Le juste milieu (suite)

    Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Seigneur de l’Univers et que Ses grâces et Sa paix soient accordées à Son Messager.

     Religion du juste milieu ne signifie pas négliger la pratique religieuse. En effet, le musulman doit s’assurer de pratiquer sa religion de la meilleure des façons. La première chose que le croyant ne doit jamais laisser de côté est la pratique de la prière. Dieu l'Exalté a dit : (Leurs successeurs après eux délaissèrent la prière pour s'abandonner à leurs penchants. Un triste destin leur est réservé * Exception sera faite pour ceux qui, repentants feront actes de croyance et du bien...) Coran XIX, 59, 60.  Ibn Abbas - que Dieu l'agrée - a interprété ce verset en disant : « Négliger la prière ne signifie pas la délaisser totalement, mais la retarder de l’heure fixée ». Said Ben Al-Moussaiab a donné un exemple : « Il s'agit d'un homme qui tarde à faire la prière du midi jusqu'à ce que le temps de la prière de l'Asr arrive et ainsi de suite en sorte que chaque prière ne soit pas accomplie avant l'arrivée de la suivante. Par conséquent, celui qui agit et meurt en retardant toujours la prière, sans se repentir, Dieu le précipitera dans « Ghai », qui est une vallée de la Géhenne dont le fond est très profond, et dont la saveur est très pourrie ».

     Dieu l'Exalté a dit aussi dans un autre verset : (Malheur aux croyants * qui négligent de faire la prière) Coran CVII, 4,5. Sa'd Ben Waqqass a demandé au Messager de Dieu - Que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix sur les sens de ce verset, il lui répondit : « C'est le fait de retarder la prière de l'heure fixée ». Il les a nommés des fidèles ou croyants, mais parce qu'ils négligent la prière en la retardant, il leur a promis le « Wail », qui est un châtiment douloureux, ou suivant d'autres exégètes, c'est une vallée de la Géhenne qui, si on y faisait passer les montagnes de ce bas monde, elles auraient été fondues. Il est aussi le séjour de ceux qui négligent la prière en la retardant, à moins qu'ils ne se repentent, retournent à Dieu et regrettent cette négligence ».

     Dieu l'Exalté a dit aussi :(ô vous les croyants ! que le souci de vos richesses et de vos enfants ne vous distrait pas du souvenir de Dieu. Ceux qui agissent ainsi sont les perdants) Coran I.XIII. 9.

     Il ne faut pas non plus négliger ses devoirs envers les autres, son voisin, ses proches, sa famille. Le musulman sincère accomplit parfaitement et dévotement toutes les actions obligatoires constituant les piliers de l'Islam. Il doit accomplir ces actions sans trouver des excuses à ne pas les exécuter, être respectueux et bon envers ses parents, être bon envers les proches, envers les pauvres, être vigilant dans les dépenses et ne pas gaspiller les biens, prendre soin de ses enfants, s’écarter de l’adultère et des relations illicites, respecter chaque vie humaine, s’occuper des orphelins, s’acquitter de ses promesses et de ses engagements, être humble et se défaire de l’arrogance… Telles sont les obligations de base du musulman, à l’échelle individuelle et collective. Ce sont les principes de la sagesse et les valeurs universelles de l’Islam. Quand ils sont suivis, ils apportent la justice, la paix et le bonheur dans ce monde, et le succès et le salut dans l’au-delà. Essayons tous de faire réellement nôtres ces obligations, incha Allah.

 

    Wassalamou alaykom warahmatoullahTaala Wa Barakatouh.

 

vendredi, 22 janvier 2016 13:00

La modération dans le Coran et l’Islam

    Allah, exalté soit-Il, a comblé et honoré notre communauté islamique en faisant d’elle une communauté du juste milieu, puisqu’Il dit (sens du verset) :« Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu »Coran 2/143). Allah, exalté soit-Il, a comblé cette communauté d’hommes qui furent les premiers à se conformer aux enseignements du Coran et de la Sunna. Il s’agit des Compagnons du Prophète (saw) et de ceux qui les ont suivis dans un bon comportement, durant les trois meilleures générations, à propos desquelles le Prophète (saw) a dit :«Les meilleures personnes sont celles de mon siècle, puis de celui qui le suit, puis de celui qui le suit. » (Boukhari et Mouslim). Les meilleurs parmi la communauté, suivi de ceux qui, en tout lieu et à toute époque, ont adopté la même ligne de conduite et sont restés fidèles au Livre d’Allah, exalté soit-Il, et à la Sunna de Son Prophète ont suivi la voie de la modération. Les traits caractéristiques les plus importants de la modération sont : le bien, l’équité, la facilité et l’évitement de la gêne, la sagesse, et la droiture. Après la mort du Prophète (saw) puis à l’époque des califes bien guidés, et plus précisément à la fin du califat de ‘Alî ibn Abî Tâlib, qu’Allah soit satisfait de lui, la division et les controverses ont commencé à apparaître, engendrant les bida' (innovations). Les bida' se succédèrent, des groupes se formèrent, et les générations suivantes ont hérité de nombreuses déviations doctrinales et morales et se sont éloignées de la voie du juste milieu et de la modération, tracée par le Saint Coran et suivie par le Prophète (saw). Etre au juste milieu signifie en religion que l’on n’exagère pas au point de dépasser la limite établie par Allah et que l’on ne néglige pas (ses devoirs) de sorte à rester en deçà de la limite tracée par Allah le Très Haut, le Transcendant. Etre au juste milieu, c’est s’accrocher à la conduite du Prophète (saw).

    L’excès consiste à dépasser cette conduite. Et la négligence est de ne pas arriver à s’y conformer. Voici un exemple : un homme dit : moi je voudrais animer la nuit en prière de sorte à ne plus goûter du sommeil car la prière fait partie des meilleurs actes cultuels. C’est pourquoi je préfère passer la nuit en prière. Il exagère dans sa pratique religieuse. Un cas analogue se produisit du vivant du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) lorsque des gens tinrent une réunion au cours de laquelle l’un d’eux dit : « désormais, je prierai et ne dormirai plus ». Un autre dit : « moi, je jeûnerai et n’y mettrai plus fin ». Un troisième dit : « Moi, je me passerai des femmes ». Quand le Messager (bénédiction et salut soient sur lui) en fut informé, il dit : « Qu’est-ce qui est arrivé à des gens au point de leur faire dire ceci et cela ? En réalité, je jeûne puis m’en abstiens. Je m’endors et cohabite avec mes femmes. Quiconque veut se passer de ma Sunna (conduite) n’est pas des miens ».Ces gens-là ont commis des excès en matière de religion et le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) les a dénoncés parce qu’ils voulaient se passer de sa Sunna qui consiste à alterner jeune et rupture de jeûne, prière et repos, cohabitation avec les femmes (et d’autres activités).Quant au laxiste, il est celui qui dit : » je n’ai pas besoin d’effectuer des prières surérogatoires. Je n’en fais pas puisque les prières obligatoires me suffisent ». Le modéré est celui qui se conforme à la pratique du Messager (bénédiction et salut soient sur lui) perpétuée par les califes bien guidés.

    Pour les autres pratiques cultuelles et à propos de la manière de traiter avec les hommes, c’est la  même chose. Certains font preuve d’excès, d’autres de laxisme tandis que d’autres tiennent le juste milieu. Quiconque médite sur la situation actuelle de la communauté verra tantôt l’excès et l’outrance, tantôt la négligence et la versatilité chez la plupart de ses membres. La modération en tant que voie a été exprimée dans le Coran de diverses façons, Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) : « Telle est la grâce d’Allah. Il la donne à qui Il veut. Allah est Immense et Omniscient » (Coran 5/54). 

vendredi, 15 janvier 2016 13:00

Bon comportement et juste milieu en Islam

Au Nom de Dieu, Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux Louange à Dieu, Seigneur des mondes. Paix et salut sur notre Prophète bien-aimé.

 Les voies du bien, comme on le sait, sont nombreuses, mais il appartient au croyant d’être modéré de peur de tomber dans l’exagération ce qui pourrait, par la suite, le décourager ou le rendre dur envers lui-même et envers les autres. L’islam prône le juste milieu en toute chose ; la modération veut dire que l’homme se situe dans une position intermédiaire entre l’excès et la négligence, car cela nous est demandé dans toutes nos actions. Dieu Le Très Haut dit d’ailleurs : « Qui, lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares mais se tiennent au juste milieu » (Sourate 25, Al Fourquane (Le Discernement), verset 67) A nous donc d’être modérés dans l’obéissance et de ne pas charger nos âmes de ce qu’elles ne peuvent supporter.

Dieu Le Tout Puissant dit : « Nous n’avons point fait descendre sur toi Le Coran pour que tu sois malheureux »( Sourate 20, Ta-Ha, verset 2.) Dieu n’a pas révélé le Coran au Prophète  pour qu’il soit malheureux mais afin d’obtenir le bonheur, le bien et la réussite ici-bas et dans l’au-delà. Dieu Le Tout Miséricordieux dit également : «Dieu veut pour vous la facilité et Il ne veut pas pour vous la difficulté » (Sourate 2, Al Baquara (La Vache), verset 185) La pratique religieuse la plus aimée du Prophète  est celle que le fidèle faisait de façon constante."(Boukhari-Mouslim) Le Prophète  a dit trois fois : "Les gens excessifs sont perdus !"(Mouslim) "Les gens excessifs" sont les gens très rigides dans leurs affaires religieuses et terrestres, dans des situations ne réclamant pas le durcissement. "sont perdus", c’est-à-dire ils périssent et sont perdants ; d’ailleurs, on trouve dans un autre hadith :"Ne soyez pas durs sinon Dieu se montrera sévère envers vous." (Abou Dawoud) Ainsi, dans l’histoire de la vache, lorsque Moise (Paix sur lui) dit au Banou Israil : « Certes Dieu vous ordonne d’immoler une vache » (Sourate 2, Al Baquara (La Vache), verset 67) Cela afin de prendre un morceau de l’animal, d’en frapper la victime pour qu’elle vous renseigne sur son meurtrier. Les juifs lui répondirent : "Nous prends-tu en moquerie ?" c’est-à-dire, tu nous dis d’égorger une vache, d’en frapper la victime et ensuite elle nous dira qui l’a tuée ? S’ils s’étaient soumis et avaient accepté l’ordre de Dieu, et égorgé n’importe quelle vache, ils auraient atteints leur objectif mais ils s’obstinèrent et furent perdus. S’ils n’avaient pas exagéré avec leurs questions, n’importe quelle vache aurait fait l’affaire, mais comme ils ont été durs, Dieu le fut envers eux ; ainsi, ils n’ont trouvé la vache qu’après un long effort et ont payé l’animal très cher. Il en est de même pour l’adoration. Ainsi, il arrive parfois qu’un malade a besoin de manger et de boire, et malgré cela, il jeûne quand même. On peut dire que le hadith "Les gens excessifs sont perdus" s’applique également à eux. Parfois il arrive que des gens exagèrent dans les questions sur la religion. Ils interrogent sur des choses que l’on ne peut expliquer et qui ne sont pas utiles. On trouve également certaines personnes qui exagèrent dans l’ablution qu’elles font deux, trois, quatre fois ou plus...Si nous réfléchissons sur l’adoration quotidienne qu’est la prière, nous trouvons que les cinq prières sont facilitées, réparties en différents moments, précédées de la pureté : pureté du corps et du cœur.Si nous pensons à la zakat (l’impôt légal), troisième pilier de l’islam, nous trouvons qu’elle est facile, tout d’abord parce qu’elle n’est pas obligatoire sur tous les biens (pas de zakat sur les affaires de la maison, la voiture, ce dont on se sert personnellement...).

Ensuite, lorsque la zakat est obligatoire, elle est modique : le quart de dix ou un sur quarante. Le fait de payer la zakat ne diminue pas les biens, au contraire, cela les rend bénis, plus abondants et purs. D’ailleurs le Prophète  a dit :"Une aumône ne diminue pas les biens." (Mouslim)En résumé, la religion est une facilité, facilité présente à la base de la législation, présente également lorsque survient un évènement imposant la facilité. Ainsi le Prophète  a dit à ’Imran ibn Hassin (Que Dieu soit satisfait de lui) :"Prie debout, si tu ne peux pas, prie assis et si tu ne peux pas alors prie sur le flanc." (Boukhari)  L’islam nous demande de rester dans le juste milieu dans toutes nos actions, et même dans l’adoration.

Que Dieu Le Tout Puissant nous guide sur la voie du juste milieu et nous protège des excès Amine. Paix et Salut sur notre Prophète bien-aimé.

vendredi, 08 janvier 2016 13:00

La mort du prophète (sws) - Suite-

     Louange est à Dieu  Créateur du monde.  Allah dit dans la révélation explicite : « Chaque personne va mourir et vous recevrez vos rétributions au jour de la résurrection. (…) » [Al  Imran , 185]. Allah dit aussi « Tu vas certes mourir et eux aussi mourront » [Az-Zoumar , 30].

     Nous continuons aujourd’hui à évoquer la mort de notre guide éminent, notre maître Mouhammad. Il y a dans le récit de sa mort de nombreuses moralités et leçons à tirer. Durement éprouvé par la maladie, le prophète (saw)  dit : « Certes, un esclave à qui Allah a permis de choisir entre la parure du bas monde ou ce qu’Il lui réserve dans l’au-delà, a choisi ce qu’Il lui réserve dans l’au-delà ». Le Prophète  dit également : « Il m’est parvenu que vous craignez que votre Prophète ne meurt. Est-ce qu’il y a eu un prophète avant moi qui soit resté toujours en vie pour qu’à mon tour je reste toujours en vie avec vous ?! Allah dit : « Tu vas certes mourir et eux aussi mourront » [Az-Zoumar / 30] »Il vécut ses derniers jours  dans la maison de Aicha, que Allah l’agrée. La maladie l’éprouva encore davantage. Jibrîl vient à lui et lui dit : « Le salam à toi ô Messager de Allah ; certes ton Seigneur te demande au sujet de ce qu’Il sait plus que toi : Comment vas-tu ? ». Il lui répondit : « J’ai mal, ô toi celui à qui Allah a confié la tâche de la révélation ».Il vint le voir le troisième jour et cette fois-ci il était venu accompagné.  Il lui dit : « Ô Mouhammad, certes ton Seigneur te demande comment tu vas ? ». Il lui répondit : « J’ai mal, ô toi celui à qui Allah a confié la tâche de la révélation et qui est donc celui qui est avec toi ? ». Il lui répondit : « C’est l’ange de la mort, `Azrâ’îl ». Aicha, que Allah l’agrée, a dit : « J’ai vu le Messager de Allah en train de mourir. Il avait près de lui un récipient rempli d’eau dans lequel il plongeait sa main, il la passait sur son visage en disant : Ô Allah, aide moi à supporter les douleurs de la mort », Aicha a dit : « J’ai vu son visage rougir et transpirer et je n’avais pas vu quelqu’un mourir auparavant ». Le Prophète  lui dit : « Fais-moi asseoir ». Aicha a dit : « Je l’ai adossé à moi et j’ai posé ma main sur lui. J’ai embrassé sa tête. J’ai enlevé ma main et j’ai cru qu’il voulait toucher ma tête. Une goutte froide est tombée de sa bouche sur ma poitrine. Il s’est ensuite penché et est retombé sur le lit. Je l’ai recouvert d’un drap. Je n’avais pas vu auparavant de mort. » Apprenant sa mort, Omar ne put contenir sa tristesse, et fini même par nier l'évidence, estimant que Muhammad (saw) n'était pas mort mais parti rencontrer son Seigneur pour une durée déterminée, comme Moïse l'avait fait durant 40 jours pour revenir finalement vers son peuple.

    Omar menaça ainsi de trancher la tête de quiconque oserait soutenir le contraire. Abu Bakr le reprit, le conjurant d'admettre la triste vérité, et lui récita ces versets du Coran : «  Et Nous n'avons attribué l'immortalité à nul homme avant toi. Est-ce que si tu meurs, toi, ils seront, eux éternels ? (Sourate 21 Les prophètes v.144.) « Muhammad n'est qu'un messager - des messagers avant lui sont passés - s'il mourait, donc, ou s'il était tué, retourneriez-vous sur vos talons ? Quiconque retourne sur ses talons ne nuira en rien à Allah; et Allah récompensera bientôt les reconnaissants » (Al Imran) Abu Bakr s’adressa alors à la foule du haut du Minbar (chaire) de la mosquée dans ces termes : «Quiconque d’entre vous vouez un culte à Muhammad, qu’il sache que Muhammad est mort, mais que celui qui adore Dieu sache qu’il est éternel ». Les musulmans durent alors se résoudre à la mort de leur prophète (PBSL) bien aimé. Après une toilette funéraire, où le corps de Muhammad fut lavé alors qu'il portait encore sa chemise, ses proches l'enterrèrent à même le sol de sa maison, à l'endroit précis où il s'était éteint. Ils déplacèrent pour cela le lit du prophète de Dieu puis firent un trou et le mirent en terre. Le guide éminent est mort.

     Ô Allah réunis-nous avec lui au paradis ô Toi le Seigneur des mondes, ô Allah, Toi le plus miséricordieux des miséricordieux.

vendredi, 01 janvier 2016 13:00

La mort du prophète Muhammad

Après le parachèvement de la religion, des signes commencèrent à apparaître chez le Messager d’Allah. Au mois du ramadan de l’an 10 de l’Hégire, il fit retraite pendant 20 jours, alors que d’habitude, il ne se retirait que pendant 10 jours ; Jibril, par deux fois, étudia avec lui le Coran. Il dit lors de son pèlerinage d’adieu : « Je ne sais pas si je vous reverrai l’année prochaine en ce même lieu ». La sourate « An-Nasr » (sourate 110 : ‘la victoire’) lui fut révélée au milieu  de la période du Tachrik. Alors, il sut  qu’il s’agissait là d’un signe d’adieu et que son âme allait le quitter. Au vingt-huitième ou au vingt-neuvième jour du mois de Safar de l’an 11 de l’Hégire, un lundi, le Messager d’Allah assista à un enterrement à Al-Baki’. Alors qu’il s’en revenait, il eut des maux de tête accompagnés d’une forte chaleur dont on voyait les effets au-dessus du bandeau qu’il portait à la tête. Malade depuis onze jours, il ne cessait pourtant de diriger les prières, au total la maladie aura duré 13 ou 14 jours. La maladie devint plus intense. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) demanda à ses épouses d’aller chez Aicha, et c’est là qu’il passa la dernière semaine de sa vie.
Un mercredi, cinq jours avant le décès, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) eut de la fièvre dans tout le corps. Les maux de tête s’accentuèrent et alors, évanoui, il dit : « Versez sur moi sept récipients d’eau puisée dans différents puits, avant que je n’aille vers les gens leur faire des recommandations.» Après cela, il se sentit soulagé et alors, entra dans la mosquée la tête entourée d’un bandeau enduit de graisse. Il s’assit sur le minbar et entouré d’une foule, prononça un discours qu’il exprima en ces termes :

 « N’adoptez pas ma tombe comme une idole à adorer.» Cela dit, il descendit, accomplit la prière du Dhohr puis retourna sur le minbar. Alors, il reprit les recommandations et autres. À ce niveau, quelqu’un dit : « Tu me dois trois dirhams.» À cela, il répondit : « Donne-les-lui, toi Fadl ! » puis fit des recommandations au sujet des Ansar, en ces  termes : « Je vous recommande les Ansar, car ils constituent ma chaise et ma malle. Ils ont fait leurs devoirs et à présent il leur reste de jouir de leurs droits. Acceptez leur bienfaisance et pardonnez leurs mauvaises actions.» Dans un autre rapport, il dit : Les gens deviennent plus nombreux. Les Ansar, eux, deviennent moins nombreux, au point d’être comparables à du sel dans un mets. Alors, quiconque d’entre vous détient un pouvoir par lequel il est en mesure de nuire ou de bien faire, n’a qu’à accepter leurs bienfaits et pardonner leurs mauvaises actions. »À cela, il ajouta : « Allah avait donné à Son serviteur à choisir entre deux choses : lui faire obtenir tout ce dont il avait besoin dans la vie ou le faire profiter de ce qu’il y a auprès de Lui. Le serviteur préféra la deuxième position. » Sur ces mots selon Abû Sa’id Al-Khoudri, Abû Bakr pleura et dit : « Nous te rachetons en t’offrant à la fois nos pères et nos mères.» Le serviteur en question était le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Abû Bakr en sait plus que nous.» Par la suite, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « L’homme le plus généreux à mon égard dans sa compagnie et dans ses biens est Abû Bakr. Si je devais choisir un ami, autre que mon Seigneur, c’est lui que je choisirais comme ami.» Ce jour-là, il dirigea la prière du Maghrib où il récita la sourate « Al-Moursalat » (sourate 77 : ‘ les envoyés’. Au moment de la prière d’al- Isha la maladie devint plus grave l’empêchant même de sortir de chez lui pour aller à la mosquée. A cet égard Aicha raconte : «  Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Les gens ont-ils prié ? » Nous répondîmes : «  Non ! Messager d’Allah, il sont en train de t’attendre.» Il reprit : « Mettez-moi de l’eau dans le récipient.» Nous mîmes de l’eau dans celui-ci. Alors, il s’assit, ensuite allait se lever avant de s’évanouir.

  Revenu à lui, il dit : « Les gens ont-ils prié ? » Sur ces mots, il s’évanouit une deuxième fois, puis une troisième fois avant de s’évanouir comme la première fois, lorsqu’il essayait de se lever. Après cela, il envoya auprès d’Abû Bakr lui donnant l’ordre de diriger la prière. En ces jours, celui-ci dirigea dix-sept prières, ce qu’il n’avait jamais fait du vivant du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui): la prière d’al- Isha du jeudi, la prière du Fajr du lundi et quinze autres prières entre les deux jours en question.  Aicha consultât  trois ou quatre fois le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) lui demandant de retirer l’imamat de Abû Bakr  de manière à ce que les gens ne fussent pas pessimistes à son égard. Celui-ci, toutefois, refusa et dit : «  Vous êtes les compagnes de Youssouf. Allez voir Abû Bakr ! Qu’il dirige les prières.» Le samedi ou le dimanche le Prophète se sentit mieux et escorté par deux hommes  sortit  pour effectuer  la prière du Dohr. C’était Abû Bakr qui dirigeait la prière. Le voyant venir, celui-ci se mit à replier, mais il lui fit un signe, lui ordonnant de ne pas reculer ; après quoi il dit :« Installez- moi à côté de lui. » Les deux hommes alors l’installèrent à côté, à gauche d’Abû Bakr. Celui-ci imita la façon de prier du Prophète. Le dimanche, le jour avant le décès.  le Messager d’Allah affranchit ses esclaves, fit une aumône de six ou sept dinars qu’il avait avec lui et donna ses armes aux musulmans. Selon Anas ibn Malik, les musulmans, alors qu’ils accomplissaient la prière du Fajr du lundi, prière dirigée par Abû Bakr furent surpris de voir le Prophète lever le voile séparant la mosquée de la maison de Aicha pour leur jeter un regard à un moment où ils étaient en rangs. Ce faisant, il sourit et rit. Alors, Abû Bakr se ravisa et voulut regagner les rangs pensant que le Messager d’Allah aller prendre part à la prière. Les musulmans, à en croire Anas, furent alors remplis de joie. Toutefois par un signe de main le Messager d’Allah leur donna l’ordre de continuer la prière et ensuite, restant dans la chambre, lâcha le voile de séparation. 

Après cette prière le Prophète ne vécut  pas jusqu’à une autre. Peu après le milieu de la matinée, il appela sa fille Fatima. Alors, celle-ci s’en alla en pleurant. Il l’appela une deuxième fois, puis lui souffla autre chose. Cette fois, celle-ci éclata de rire. À ce sujet Aicha dit : « Après cela nous avons interrogé Fatima cherchant à être informé et celle-ci nous dit : "Le Prophète m’a dit qu’il allait mourir et j’ai pleuré. Ensuite il m’a informé que de toute sa famille je serai la première à le rejoindre et j’ai alors éclaté de rire."  Le Prophète annonça à Fatima qu’elle était la maîtresse des femmes des mondes.» Sa douleur s’intensifiait, mêlée du poison qu’il avait consommé à Khaybar. A cet égard il disait : «  Aicha, je ne cesse de sentir l’effet du mets que j’avais consommé à Khaybar. Je sens à présent mon artère aorte se rompre à cause de ce poison.» Il fit aux gens une recommandation en disant : «  La prière, la prière et la bienfaisance.» Cela, il le répéta plusieurs fois. L’agonie commença. Aicha l’appuya sur elle tout en disant : « Il est des faveurs qu’Allah m’a accordées : le fait que le Messager d’Allah meure chez moi appuyé contre ma poitrine et qu’au moment de sa mort s’unissent ma salive et la sienne.»  A ce moment précis, entra Abdû-ar-Rahman ibn Abû Bakr tenant dans sa main un cure-dents. Alors, je lui dis : « Je te donne ?»  Il opina la tête. Ensuite je lui donnai et il tint fortement, après, je lui dis : « Veux-tu que je te le ramollisse ?» Il opina la tête. Alors, je ramollis le cure- dents ; après quoi, il le réclama. Alors que devant lui, il y avait une cafetière contenant de l’eau, il se mit à y introduire ses mains pour ensuite les passer sur son visage en disant : « Il n’y a de divinité en vérité qu’Allah. Certes ! La mort comporte un état comateux. » Dès qu’il eut fini de se curer les dents, il leva sa main ou son doigt et du même coup son regard était tourné vers le plafond.. Alors Aicha lui prêta l’oreille et l’a entendu dire : « Avec ceux à qui tu as accordé tes faveurs parmi les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Seigneur ! Pardonne-moi ! Sois clément avec moi ! Fais-moi rejoindre l’Éternel ! Seigneur ! L’Éternel».Il répéta trois fois les dernières paroles puis sa main s’inclina et il rejoignit l’Éternel. Certes ! Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons.  Le Messager d’Allah avait 63 ans et 4 mois. 

vendredi, 25 décembre 2015 13:00

La générosité du prophète Mohammad (saw)

     Nul ne pourra jamais égaler le Prophète Mohammad (saw) en générosité. Tout ce qu’il recevait, il le donnait aux autres et en retirait un plaisir plus grand que ceux qui recevaient ses présents. Jamais personne ne quittait sa maison les mains vides et il faisait toujours passer les besoins des nécessiteux avant les siens. Sa générosité se manifestait de différentes façons. Parfois, il offrait un présent, d’autres fois, il empruntait une chose et la remboursait généreusement. Parfois, aussi, il achetait quelque chose et payait au vendeur plus que le prix demandé et d’autres fois, il donnait simplement en charité. Il acceptait les cadeaux qu’on lui offrait, mais en donnait toujours plus en retour. De sa vie, le Prophète Mohammad (saw) n’a jamais répondu non à aucune demande qu’on lui a faite. Il disait souvent qu’il n’était qu’un distributeur et un trésorier et qu’Allah était Celui qui donnait tout. Une fois, un homme vint le voir et aperçut son troupeau de chèvres, dispersé sur une vaste étendue. Il venait lui demander une aide [financière] et le Prophète Mohammed (saw) lui donna, sans hésiter, tout le troupeau de chèvres. L’homme retourna chez son peuple et l’invita à embrasser l’islam, car Mohammad était si généreux, leur dit-il, qu’il donnait à la manière de celui qui ne craint pas la pauvreté. Une autre fois, un homme vint solliciter son aide à un moment où Mohammed (saw) n’avait rien à donner; alors il dit à l’homme de faire en son nom un emprunt qu’il rembourserait lui-même plus tard. ‘Umar, qui était présent, demanda au Prophète Mohammed (saw) si Allah ne l’avait pas chargé d’un fardeau trop lourd pour lui. Mohammed (saw) demeura silencieux. Cependant, un autre homme, qui était lui aussi présent, offrit son aide au premier individu. Devant cette offre, le Prophète sourit largement.

     Le Prophète Mohammed (saw) était si généreux qu’il donnait toujours aux gens qui sollicitaient son aide; et même s’il n’avait rien à donner, il promettait de les aider plus tard, quand cela lui serait possible. À quelques reprises, il lui arriva d’acheter un article pour lui-même, puis de l’offrir en cadeau à celui qui venait de le lui vendre. Une fois, il acheta à ‘Umar un chameau qu’il offrit immédiatement en cadeau à ‘Abdullah, le fils de ‘Umar. Une autre fois, il acheta quelque chose à Djâbir et le lui redonna en cadeau. Parfois, Allah faisait descendre Ses bénédictions sur la nourriture que partageait le Prophète (saw)  avec ses Compagnons, ce qui faisait en sorte qu’elle se multipliait et que chacun avait de quoi manger à satiété. Au cours d’une bataille, 130 hommes accompagnaient le Prophète (saw)  Il acheta une chèvre, l’égorgea et demanda que l’on fasse griller son foie. Lorsque le repas fut prêt, il en distribua à tous ses Compagnons et en garda même une part pour ceux qui n’étaient pas présents. Chaque fois qu’il était en possession de quelque chose, il ne trouvait de tranquillité que lorsqu’il l’avait partagé. Um Salama, son épouse, rapporta qu’un jour, en rentrant chez lui, le Messager d’Allah (saw) lui parut agité. Elle l’interrogea à ce sujet et il lui répondit que les sept dinars qu’il avait reçus la veille étaient restés sur son lit jusqu’au soir sans être distribués [en charité]. Et il ne se calma tout à fait que lorsqu’ils furent donnés aux pauvres. Abû Dharr a rapporté qu’un soir, il marchait en compagnie du Messager d’Allah (saw) lorsque ce dernier lui dit : « Abû Dharr : même si la montagne d’Uhud était transformée en or pour moi, je ne voudrais pas qu’il m’en reste un seul dinar après trois nuits, à part ce que j’en garderais pour payer mes dettes. » Il n’était jamais satisfait tant que l’argent qu’il avait chez lui n’avait pas été complètement distribué. Une fois, il rentra chez lui en trombe après la prière, puis en ressortit presque aussitôt.

     Devant la surprise des gens qui le regardaient, il leur dit qu’il s’était rappelé, durant la prière, qu’il avait de l’or, chez lui. Craignant de l’oublier et de voir cet or rester chez lui durant toute la nuit, il avait couru jusqu’à sa demeure afin de demander à ce qu’il soit immédiatement distribué en charité. Aussi, il payait régulièrement les dettes des personnes décédées et demanda à être informé de toute personne qui décédait en laissant des dettes afin qu’il les paie pour elle. Chaque fois que Mohammed (saw) croisait un indigent, il recommandait à ses compagnons d’être plus généreux et charitables. Ibn ‘Abbâs a rapporté avoir entendu le Messager d’Allah (saw) dire : « Le croyant n’est pas celui qui mange à sa faim alors que son voisin est affamé. » Abû Hurayra a rapporté que le Messager d’Allah (saw) a dit : « Le croyant est simple et généreux, tandis que la mauvaise personne est ignoble et aime tromper. » Le Prophète Mohammed (saw), donc, était quelqu’un de si généreux et charitable qu’il ne gardait jamais aucun surplus pour lui-même et le donnait à tous ces gens qui venaient le voir pour solliciter son aide.

 Enfin, chers frères et sœurs, rappelons ceci : Dieu nous dit que tout ce que nous donnons en charité avec l’intention sincère de Lui plaire, Il nous le remplacera.  Dieu sait très bien ce qui se trouve au fond du cœur de l’homme.

 « Dis: « Mon Seigneur augmente ou restreint la subsistance de qui Il veut parmi Ses serviteurs.  Et toute dépense que vous faites (dans le bien), Dieu vous la remplace.  Et c’est Lui le Meilleur pour subvenir aux besoins [de Sa création]. » (Coran 34:39)             

vendredi, 18 décembre 2015 13:00

Le courage du prophète(SW)

      Le Prophète (saw) était le plus courageux et le plus déterminé de tous les hommes. Son courage et sa force morale et physique étaient sans pareils; il est le seul à avoir atteint la perfection en matière de courage et de hardiesse. Son courage ne se manifesta pas seulement sur le champ de bataille, car dès son jeune âge, et avant la Révélation, il fit preuve d’un très grand courage moral qui se manifesta pendant ses discussions avec les grands hommes de son peuple, et dans sa façon de déclarer la vérité, sans ambages, et ce malgré les critiques.

      Il déclarait publiquement sa profonde aversion pour les soi- disant divinités de son peuple, il les discréditait et les évitait, en faisant fi de la désapprobation ou de la colère qu’éprouvait son peuple envers son comportement. Après avoir reçu la Révélation, il lança un appel au monothéisme avec une détermination et un courage incomparables, sans faire cas ni de leur virulente animosité, ni de leurs persécutions, ni de leurs menaces contre lui. Si son courage moral s’était manifesté dès son jeune âge, son intrépidité au combat était également un trait saillant de sa personnalité depuis sa tendre enfance, dans la mesure où le Prophète (saw) participa avec ses oncles paternels à la bataille d'al-Fidjâr, durant laquelle il leur servait les flèches pour qu'ils les lancent contre les ennemies. Après avoir reçu la Révélation, Allah, exalté soit-Il, lui ordonna de combattre les mécréants et d’entreprendre la lutte dans Son sentier. Là, le Prophète (saw) donna de sublimes exemples d’intrépidité et de résolution. Plusieurs fois, les héros les plus courageux s’enfuirent devant lui, alors qu’il était, quant à lui, aussi inébranlable qu’une montagne imposante, se montrant toujours vaillant et jamais fuyard ; il était imperturbable ; or même les combattants les plus courageux ont, ne serait-ce qu’une fois, tourné les talons ou perdu un combat. Il a dit : « Par Celui qui détient mon âme, si ce n’était la frustration de ces croyants face à leur incapacité à me suivre et le fait que je ne trouve pas de monture pour les transporter, je ne manquerais jamais de prendre part à aucune expédition. Par Celui qui détient mon âme, j’aimerais combattre dans le sentier d’Allah, y être tué, puis ressuscité, pour être de nouveau tué, puis de nouveau ressuscité » (Boukhari et Mouslim). Il sortit le jour de la bataille de Badr, commanda lui-même les troupes et affronta en personne l’armée païenne qui voulait sa tête. Le jour de la bataille d’Ohod, il fut balafré et ses deux incisives furent cassées (Boukhari et Mouslim). Bien que, ce jour-là, soixante-dix de ses Compagnons furent tués, il ne fléchit pas, ni ne faiblit, ni ne perdit son allant et il fut plus tranchant qu’un sabre.

      Le Prophète (saw) se jetait dans la mêlée et s’engageait dans les combats, allant sans hésitation et sans peur au-devant de la mort. Il était toujours le plus proche du danger, si bien que ses Compagnons se refugiaient de temps à autre derrière lui, alors qu’il faisait front et combattait, ne faisant aucun cas de son ennemi, peu importe son effectif ou sa puissance. Il alignait les rangs, encourageait les combattants et prenait sa place à la tête des détachements. Al-Barâ’, qu’Allah soit satisfait de lui, disait : «Par Allah, quand la bataille faisait rage, nous nous protégions derrière le Prophète; les plus courageux d’entre nous étaient ceux qui combattaient sur la même ligne que la sienne » (Mouslim). Le Jour de la bataille de Hunayn, les Musulmans prirent la fuite et seul le Prophète (saw) persévéra sur le champ de bataille. Chevauchant sa mule, il la lança en direction des mécréants, alors que son oncle Al-`Abbâs, qu’Allah soit satisfait de lui, tenait la bride pour la freiner. En le voyant, les mécréants se ruèrent contre lui, et quand ils l’entourèrent, il ne tourna pas les talons, ni ne recula. Au contraire, il descendit de sa mule, semblant vouloir être à la portée de l’ennemi, et s’écria : « Je suis le Prophète, en toute vérité, je suis le fils de `Abdul Muttalib » (Boukhari et Mouslim), comme pour les défier et les attirer vers lui. Sur le champ de bataille, sa poitrine était toujours à la portée des sabres et des lances des ennemis. Les héros étaient terrassés face à lui, mais lui gardait toujours le sourire et restait serein.

     Malgré le courage extrême et la grande force dont il était doté, le Prophète (saw) n’était jamais impétueux ni agressif ; son courage était régi par la raison, imprégné de miséricorde et se manifestait exclusivement en période de guerre, au cours du Djihâd, pour porter haut la Parole d’Allah, exalté soit-Il.Ainsi, le Prophète (saw) ne se vengea-t-il jamais et ne frappa jamais personne de sa main en dehors du Djihâd. Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle, dit : « Jamais le Prophète (saw) ne s’est vengé, mais lorsque les limites sacrées d’Allah étaient violées ; là, il vengeait la loi d’Allah le Très haut » (Boukhari et Mouslim).Elle dit également : « Le Messager d’Allah n’a jamais frappé un serviteur, ni une femme. Il n’a jamais frappé de sa main, sauf quand il combattait dans le sentier d’Allah » (Boukhari et Mouslim). Allah, exalté soit-Il, dit en toute vérité (sens du verset) : «Et tu es certes, d’une moralité éminente » (Coran 68/4).

vendredi, 11 décembre 2015 13:00

La Amanat du prophète Mohammad

     L’un des traits de caractère le plus important de notre prophète bien-aimé, paix et bénédictions sur lui, est la Amanat.  Le Prophète (SAWS) était connu avant la Révélation sous son surnom « Le Sincère et le Fidèle », (Al Amine). Les gens dans leurs relations avec le Messager d’Allah (SAWS), n’ont jamais relevé sur son registre un mensonge ou une faille dans sa Sincérité. Allah, a dit à propos de la Fidélité : «Allah vous ordonne de restituer les dépôts » (s4,v58). La Fidélité, mes frères et sœurs, ne se réduit pas à sa simple notion ordinaire, car nous remarquons que Allah a donné à la Responsabilité l’attribut de la Fidélité en disant: « Nous proposâmes le Dépôt aux Cieux, à la Terre, et aux Montagnes : Ils déclinèrent de s’en charger, tant ils éprouvaient de Crainte. L’Homme, lui, s’en est chargé…Par comble d’ignorance et d’iniquité. » (S33, V72). Allah veut ainsi que l’Homme soit sincère quant à ses promesses, ses engagements et ses échanges avec les autres. La Tradition dit à ce propos : « Du moment qu’il ment, le Croyant n’est plus Croyant ».

      Le mensonge annule la Foi qui représente l’attachement à la Vérité. Et, de plus, la Fidélité est en rapport avec la Responsabilité. C’est en cela que consiste la conduite du Croyant, et cela a été un des premiers traits de la personnalité du Prophète Mohammed (saws) avant d’être envoyé comme Messager. L'Islam attend de son adepte qu'il ait une conscience vigilante pour préserver les droits de Dieu et ceux des hommes et pour protéger les actions contre les méfaits de l'insouciance et de la négligence. C'est pourquoi il impose au musulman d'être intègre (Amîn).   La Amanat a une signification très large qui renvoie à des sens multiples qui se ramènent tous au sentiment de responsabilité que l'individu ressent dans toute affaire qu'on lui confie et à sa conviction qu'il doit en répondre devant son Seigneur selon la modalité définie par notre prophète (pbsl) :"Chacun de vous est un berger et chacun de vous est responsable de son troupeau. Ainsi, l’Imâm est un berger responsable de son troupeau, l’homme est un berger dans sa famille, responsable de son troupeau, la femme dans le foyer de son époux est une bergère, responsable de son troupeau, le serviteur est un gardien des biens de son maître, responsable de ce qu'il garde". Ibn 'Omar, le rapporteur de ce hadîth, ajoute : "J’ai entendu ces phrases de la bouche du Prophète  et je crois qu'il a dit aussi: l’homme est un gardien des biens de son père, responsable de ce qu'il garde" [ Rapporté par Al-Bukhârî ]. Les gens du commun ne retiennent de la amanat que son sens le plus étroit et le dernier dans sa classification, à savoir le fait de garder les dépôts confiés, bien que la réalité de la amanat dans la religion de Dieu est plus grande et plus pesante. C'est une obligation que les musulmans se recommandent les uns aux autres de préserver et ils demandent le soutien de Dieu pour la sauvegarder.   C'est pourquoi l'amanat exige qu'on ne choisisse pour les affaires publiques que les meilleurs hommes qui peuvent s'en charger, car si nous leur préférons d'autres hommes par simple passion ou soumission aux exigences des liens de parenté nous aurions, en écartant l’homme compétent et en nommant l'homme incapable, commis une grande trahison.

     En effet, l'Envoyé de Dieu  a dit: "Celui qui nomme un homme à la tête d'un groupe en sachant qu'il y a dans ce groupe un homme qui satisfait mieux Dieu que le premier, aura trahi Dieu, son Envoyé et les croyants" [ Rapporté par Al-Hâkim ]. Notre prophète était véridique et prônait la vérité. Notre Messager était connu avant sa mission, parmi sa communauté, sa famille, ses amis et, plus tard parmi ses adeptes, comme “le véridique, l’intègre”. Il était le “véridique, le digne de confiance”. Il avait reçu l’ordre, trois ans après avoir été chargé de sa mission, de rendre sa Da‘wa (invitation à la religion) publique. Ce jour-là, il avait escaladé le monticule As-Safa et avait dit des paroles difficiles à croire pour tester à quel point ils avaient confiance en lui. Il avait réuni toutes les tribus et leur avait dit : “Voyez-vous si je vous disais qu’il y a derrière ce monticule des chevaux qui veulent vous attaquer, me croiriez-vous ?” (ceux qui ont été à la Mecque en pèlerinage savent comment ce monticule est petit et comment les chevaux auraient été visibles derrière lui). Ils lui répondirent : “Nous ne t’avons jamais entendu mentir.” Il dit : “Je vous avertis d’un châtiment terrible.” Même Abou Jahl qui s’était levé pour lui répondre n’avait pu lui dire : “Tu es un menteur” mais : “Gare à toi, est-ce pour cela que tu nous as réuni ?” Voyez-vous à quel point l’attribut de la véracité était confirmé chez le Prophète ? Nous nous devons, chers frères et sœurs, de suivre son exemple et d’être toujours honnête et responsable dans nos actions, avec l’aide d’Allah.

Wa ssalamou ‘aleykoum.

vendredi, 04 décembre 2015 13:00

La loyauté du prophète Muhammad(SW)

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 Allah a dit "Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu'il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes qui leur récite ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la sagesse bien qu'ils fussent auparavant dans un égarement évident".

Notre messager (sw) a accédé aux valeurs les plus éminentes. Il (sw) a rassemblé les qualités les plus parfaites.

Le wafa الوفاء était un des caractères et une des qualités du prophète Mohammad (sw). (Le wafa peut se traduire par loyauté ou accomplissement d'une promesse et d'un engagement en fonction du contexte dans lequel ce mot est utilisé, c'est pourquoi nous tâcherons dans la traduction d'utiliser le mot qui se rapproche le plus du sens voulu en arabe).

On ne connait de personne plus intègre que lui (sw). Sa loyauté était pour ses proches, ses épouses et ses compagnons et on peut même dire que ses ennemis ont pu profiter d'une partie de sa loyauté.

Abou Talib était son oncle et il a était d'un grand bienfait pour lui (sw). En effet après la mort de sa mère c'est son grand-père qui le prit en charge puis à la mort de son grand-père c'est son oncle Abou Talib qui le prit en charge. Abou talib, durant sa vie, ne cessa de défendre et de protéger Mohammad (sw Alors qu'Abou Talib était allongé sur son lit agonisant et respirant ses dernières bouffées d'oxygène il (sw) lui dit "O mon oncle dit la ilaha illallah (nulle divinité en dehors d'Allah) j'argumenterai avec (cette parole) en ta faveur auprès d'Allah". Cependant les leaders de l'idolâtrie et les mauvaises compagnies furent une barrière entre Abou Talib et cette parole. Il mourut donc idolâtre. Malgré cela le prophète (sw) a dit au moment de la mort de son oncle "je jure par Allah j'implorerai le pardon (d'Allah) tant que cela ne me sera pas interdit". Puis Allah révéla le verset de l'interdiction d'implorer le pardon pour les idolâtres "il n'appartient point au prophète ni à ceux qui ont la foi (et) qui sont avec lui d'implorer le pardon (d'Allah) pour les idolâtres quand bien même ils font partie des proches (parents) après qu'il leur a été clairement dévoilé qu'ils font partie des gens de l'enfer". Le prophète (sw) était l'époux le plus loyal envers ses épouses. Khadija le soutenait, le réconfortait au début de la révélation. Elle fut d'ailleurs la première à croire en lui, à le soutenir entre autre par ses richesses. Il (sw) n'oublia pas ce bienfait de sa part. Il (sw) fut donc loyal envers elle durant sa vie et même après qu'elle mourut. Boukhari rapporte selon Aïcha "jamais je n'étais autant désireuse (de la situation d'une femme) que de Khadija alors que je ne l'ai même pas connue mais c'est parce que le prophète (sw) parlait souvent d'elle. Même quand il égorgeait une chèvre il en offrait une partie aux amies de Khadija alors je lui dis c'est comme s'il n'y avait aucune autre femme sur terre que Khadija!" Le prophète (sw) lui dit "Elle fut... et elle fut... et elle fut.... et j'eus d'elle des enfants". Dans un autre hadith Aïcha dit "Allah t'a donné à sa place mieux qu'elle" (en parlant d'elle-même) mais il (sw) lui dit "non par Allah il ne m'a donné à sa place mieux qu'elle parce qu'elle eut foi en moi pendant que les gens ont mécru, elle a cru en moi quand les gens me traitaient de menteur, elle m'a soutenu de ses richesses pendant que les gens m'en ont privé et Allah m'a donné d'elle des enfant et pas avec les autre femmes". Khadija put obtenir grâce à sa loyauté envers le prophète (sw) ce qui nous a été rapporté dans un hadith dans lequel le prophète (sw) a dit "annoncez la bonne nouvelle à Khadija d'une demeure de roseaux au paradis dans laquelle il n'y a ni vacarme ni fatigue". Fatima la fille du prophète (sw) et de Khadija demanda "sont-ce les même roseaux que nous avons sur terre?" Il (sw) lui répondit "non c'est un roseau qui est fait de perles de rubis et de saphir". Le prophète (sw) répondit à la loyauté de Khadija par sa loyauté qui fut bien plus grande. Premièrement sa tristesse pour sa mort. Deuxièmement il déclarait clairement qu'il l'aimait même après sa mort. Troisièmement il parlait souvent d'elle et énumérait ses qualités, ses vertus et sa vie avec elle. Cela est la grande loyauté. La grande loyauté dont doit se doté toute personne qui prend le prophète (sw) comme modèle.

Sa loyauté (sw) n'était pas du tout restreinte à Khadija mais c'était pour toutes ses épouses

Il (sw) était également loyal envers ses compagnons même jusqu'après leur mort, il les remplaçait pour conserver le pilier de leur famille pour leurs épouses et leurs enfants.

Malgré ses occupations et ses nombreuses activités pour l'Islam le prophète (sw) n'oubliait pas ses proches par allaitement et pourtant certains d'entre eux étaient éloignés de lui. Et cela fait partie de sa loyauté. Abou Lahab avait une servante qui s'appelait Thouwaybah qui avait aussi allaité le prophète (sw) et il n'oublia pas d'elle ce bien alors qu'elle était idolâtre. Il (sw) lui envoyait des vêtements jusqu'à ce qu'elle meure.

Biens d’autres exemples nous sont rapportés et on pourra inchaallah les évoquer. Prenons exemples de ces comportements donnons  une bonne image de notre religion.

 

Wa ssalamou 3aleykoum wa rahmatou lahi ta3ala wa barakatouh.

vendredi, 27 novembre 2015 13:00

Les vertus de notre prophète bien-aimé

Chers frères et sœurs

      Le prophète Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) est un homme aimé de 1.2 milliards de musulmans à travers le monde.  C’est l’homme qui nous a enseigné la patience face à l’adversité et qui nous a appris à vivre en ce monde tout en gardant à l’esprit la vie éternelle de l’au-delà.  C’est au prophète Mohammed, dont le comportement et la haute moralité sont des exemples, pour nous, que Dieu révéla le Coran.  La vie tout entière de Mohammed constituait l’expression du Coran.  Il comprenait ce livre à la perfection, il l’aimait et fondait toute sa vie sur ses préceptes.  Il a enseigné à ses fidèles à réciter le Coran, à respecter ses principes et à l’aimer.  Quand les musulmans professent leur foi en un seul Dieu, ils attestent également de leur croyance en Mohammed en tant que serviteur et dernier messager de Dieu. Quand un musulman entend prononcer le nom de Mohammed, il demande à Dieu de lui envoyer Ses bénédictions.

      Le prophète Mohammed était un être humain comme un autre; mais c’est son amour pour l’humanité qui le distinguait des autres.  Nous, musulmans, aimons le prophète Mohammed; mais c’est son amour envers nous qui a fait de lui un homme comme nul autre.  Il souhaitait accéder au Paradis, oui, mais il le souhaitait aussi, avec la même intensité, pour chacun d’entre nous.  Et il lui arrivait de pleurer, non pour lui-même, mais pour sa oummah et pour l’humanité.  On l’entendait souvent pleurer en disant : « Ô mon Dieu, ma oummah, ma oummah! » Dieu nous dit, dans le Coran, qu’Il a envoyé Mohammed comme une miséricorde pour l’humanité.  « Et Nous ne t’avons envoyé (ô Mohammed) qu’en miséricorde à l’univers. » (Coran 21:107)  Dieu ne dit pas que Mohammed fut envoyé uniquement au peuple d’Arabie ou uniquement aux gens vivant au 7e siècle.  Il affirme clairement que Mohammed n’est pas un prophète comme les autres, que son message est destiné à toute l’humanité, jusqu’à la fin des temps.

       Les musulmans l’aiment, le respectent et tentent de suivre son exemple.  À travers l’histoire et à travers le monde, des non-musulmans ont démontré un profond respect envers le prophète Mohammed et il est considéré comme l’un des hommes ayant eu le plus d’influence sur le monde religieux et non-religieux.  Le prophète Mohammed a enseigné l’islam comme mode de vie, fondé un empire, établi un code moral et institué un code de loi basé sur le respect, la tolérance et la justice.Mais qu’est-ce qui inspire autant de dévouement envers le prophète Mohammed?  Est-ce sa nature délicate et aimante, sa gentillesse et sa générosité, ou encore son empathie envers toutes les créatures, humaines, animales et végétales?  Mohammed était un homme dévoué qui a passé les vingt-trois dernières années de sa vie à enseigner, à ses compagnons et à ses fidèles, à adorer Dieu et à respecter l’humanité.  Il était très conscient de l’énorme responsabilité que Dieu lui avait confiée.  Il faisait donc très attention à prêcher correctement le message de Dieu et mettait en garde ses fidèles contre le fait de l’aduler comme les chrétiens adulaient Jésus et sa mère, Marie.

     Les musulmans n’adorent pas le prophète Mohammed, car ils comprennent qu’il n’était qu’un être humain.  Cependant, il mérite notre plus grand respect et notre amour.  Mohammed aimait tant l’humanité qu’il lui arrivait de pleurer par crainte pour elle.  Il aimait sa oummah d’un amour si profond, que Dieu dit, dans le Coran :« Il vous est certes venu un messager choisi parmi vous, auquel pèsent lourd les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude envers vous, plein de compassion et de miséricorde envers les croyants. » (Coran 9:128) Le prophète Mohammed nous a enseigné à aimer Dieu et à Lui obéir.  Il nous a enseigné à nous montrer bons les uns envers les autres, à respecter les aînés et à prendre soin des enfants.  Il nous a appris qu’il était préférable de donner plutôt que de recevoir et que toute vie humaine mérite d’être respectée.  Il nous a enseigné à aimer pour nos frères et sœurs en islam ce que nous aimons pour nous-mêmes. Enfin, il nous a appris que l’homme et la femme sont égaux aux yeux de Dieu et qu’aucune personne n’est meilleure qu’une autre si ce n’est au niveau de sa piété et de sa dévotion envers Dieu. Qui est le prophète Mohammed?  C’est tout simplement l’homme qui se tiendra debout, devant Dieu, au Jour du Jugement, et qui suppliera Dieu de Se montrer miséricordieux envers nous.  Autrement dit, il intercèdera en notre faveur.  Les musulmans l’aiment parce qu’il est le serviteur et messager de Dieu, parce qu’il est une miséricorde pour l’humanité et parce que sa bonté et son dévouement envers l’humanité sont sans précédent.

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