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vendredi, 01 janvier 2016 13:00

La mort du prophète Muhammad

Après le parachèvement de la religion, des signes commencèrent à apparaître chez le Messager d’Allah. Au mois du ramadan de l’an 10 de l’Hégire, il fit retraite pendant 20 jours, alors que d’habitude, il ne se retirait que pendant 10 jours ; Jibril, par deux fois, étudia avec lui le Coran. Il dit lors de son pèlerinage d’adieu : « Je ne sais pas si je vous reverrai l’année prochaine en ce même lieu ». La sourate « An-Nasr » (sourate 110 : ‘la victoire’) lui fut révélée au milieu  de la période du Tachrik. Alors, il sut  qu’il s’agissait là d’un signe d’adieu et que son âme allait le quitter. Au vingt-huitième ou au vingt-neuvième jour du mois de Safar de l’an 11 de l’Hégire, un lundi, le Messager d’Allah assista à un enterrement à Al-Baki’. Alors qu’il s’en revenait, il eut des maux de tête accompagnés d’une forte chaleur dont on voyait les effets au-dessus du bandeau qu’il portait à la tête. Malade depuis onze jours, il ne cessait pourtant de diriger les prières, au total la maladie aura duré 13 ou 14 jours. La maladie devint plus intense. Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) demanda à ses épouses d’aller chez Aicha, et c’est là qu’il passa la dernière semaine de sa vie.
Un mercredi, cinq jours avant le décès, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) eut de la fièvre dans tout le corps. Les maux de tête s’accentuèrent et alors, évanoui, il dit : « Versez sur moi sept récipients d’eau puisée dans différents puits, avant que je n’aille vers les gens leur faire des recommandations.» Après cela, il se sentit soulagé et alors, entra dans la mosquée la tête entourée d’un bandeau enduit de graisse. Il s’assit sur le minbar et entouré d’une foule, prononça un discours qu’il exprima en ces termes :

 « N’adoptez pas ma tombe comme une idole à adorer.» Cela dit, il descendit, accomplit la prière du Dhohr puis retourna sur le minbar. Alors, il reprit les recommandations et autres. À ce niveau, quelqu’un dit : « Tu me dois trois dirhams.» À cela, il répondit : « Donne-les-lui, toi Fadl ! » puis fit des recommandations au sujet des Ansar, en ces  termes : « Je vous recommande les Ansar, car ils constituent ma chaise et ma malle. Ils ont fait leurs devoirs et à présent il leur reste de jouir de leurs droits. Acceptez leur bienfaisance et pardonnez leurs mauvaises actions.» Dans un autre rapport, il dit : Les gens deviennent plus nombreux. Les Ansar, eux, deviennent moins nombreux, au point d’être comparables à du sel dans un mets. Alors, quiconque d’entre vous détient un pouvoir par lequel il est en mesure de nuire ou de bien faire, n’a qu’à accepter leurs bienfaits et pardonner leurs mauvaises actions. »À cela, il ajouta : « Allah avait donné à Son serviteur à choisir entre deux choses : lui faire obtenir tout ce dont il avait besoin dans la vie ou le faire profiter de ce qu’il y a auprès de Lui. Le serviteur préféra la deuxième position. » Sur ces mots selon Abû Sa’id Al-Khoudri, Abû Bakr pleura et dit : « Nous te rachetons en t’offrant à la fois nos pères et nos mères.» Le serviteur en question était le Messager d’Allah (que la paix et le salut soient sur lui). Abû Bakr en sait plus que nous.» Par la suite, le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « L’homme le plus généreux à mon égard dans sa compagnie et dans ses biens est Abû Bakr. Si je devais choisir un ami, autre que mon Seigneur, c’est lui que je choisirais comme ami.» Ce jour-là, il dirigea la prière du Maghrib où il récita la sourate « Al-Moursalat » (sourate 77 : ‘ les envoyés’. Au moment de la prière d’al- Isha la maladie devint plus grave l’empêchant même de sortir de chez lui pour aller à la mosquée. A cet égard Aicha raconte : «  Le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) dit : « Les gens ont-ils prié ? » Nous répondîmes : «  Non ! Messager d’Allah, il sont en train de t’attendre.» Il reprit : « Mettez-moi de l’eau dans le récipient.» Nous mîmes de l’eau dans celui-ci. Alors, il s’assit, ensuite allait se lever avant de s’évanouir.

  Revenu à lui, il dit : « Les gens ont-ils prié ? » Sur ces mots, il s’évanouit une deuxième fois, puis une troisième fois avant de s’évanouir comme la première fois, lorsqu’il essayait de se lever. Après cela, il envoya auprès d’Abû Bakr lui donnant l’ordre de diriger la prière. En ces jours, celui-ci dirigea dix-sept prières, ce qu’il n’avait jamais fait du vivant du Prophète (que la paix et le salut soient sur lui): la prière d’al- Isha du jeudi, la prière du Fajr du lundi et quinze autres prières entre les deux jours en question.  Aicha consultât  trois ou quatre fois le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) lui demandant de retirer l’imamat de Abû Bakr  de manière à ce que les gens ne fussent pas pessimistes à son égard. Celui-ci, toutefois, refusa et dit : «  Vous êtes les compagnes de Youssouf. Allez voir Abû Bakr ! Qu’il dirige les prières.» Le samedi ou le dimanche le Prophète se sentit mieux et escorté par deux hommes  sortit  pour effectuer  la prière du Dohr. C’était Abû Bakr qui dirigeait la prière. Le voyant venir, celui-ci se mit à replier, mais il lui fit un signe, lui ordonnant de ne pas reculer ; après quoi il dit :« Installez- moi à côté de lui. » Les deux hommes alors l’installèrent à côté, à gauche d’Abû Bakr. Celui-ci imita la façon de prier du Prophète. Le dimanche, le jour avant le décès.  le Messager d’Allah affranchit ses esclaves, fit une aumône de six ou sept dinars qu’il avait avec lui et donna ses armes aux musulmans. Selon Anas ibn Malik, les musulmans, alors qu’ils accomplissaient la prière du Fajr du lundi, prière dirigée par Abû Bakr furent surpris de voir le Prophète lever le voile séparant la mosquée de la maison de Aicha pour leur jeter un regard à un moment où ils étaient en rangs. Ce faisant, il sourit et rit. Alors, Abû Bakr se ravisa et voulut regagner les rangs pensant que le Messager d’Allah aller prendre part à la prière. Les musulmans, à en croire Anas, furent alors remplis de joie. Toutefois par un signe de main le Messager d’Allah leur donna l’ordre de continuer la prière et ensuite, restant dans la chambre, lâcha le voile de séparation. 

Après cette prière le Prophète ne vécut  pas jusqu’à une autre. Peu après le milieu de la matinée, il appela sa fille Fatima. Alors, celle-ci s’en alla en pleurant. Il l’appela une deuxième fois, puis lui souffla autre chose. Cette fois, celle-ci éclata de rire. À ce sujet Aicha dit : « Après cela nous avons interrogé Fatima cherchant à être informé et celle-ci nous dit : "Le Prophète m’a dit qu’il allait mourir et j’ai pleuré. Ensuite il m’a informé que de toute sa famille je serai la première à le rejoindre et j’ai alors éclaté de rire."  Le Prophète annonça à Fatima qu’elle était la maîtresse des femmes des mondes.» Sa douleur s’intensifiait, mêlée du poison qu’il avait consommé à Khaybar. A cet égard il disait : «  Aicha, je ne cesse de sentir l’effet du mets que j’avais consommé à Khaybar. Je sens à présent mon artère aorte se rompre à cause de ce poison.» Il fit aux gens une recommandation en disant : «  La prière, la prière et la bienfaisance.» Cela, il le répéta plusieurs fois. L’agonie commença. Aicha l’appuya sur elle tout en disant : « Il est des faveurs qu’Allah m’a accordées : le fait que le Messager d’Allah meure chez moi appuyé contre ma poitrine et qu’au moment de sa mort s’unissent ma salive et la sienne.»  A ce moment précis, entra Abdû-ar-Rahman ibn Abû Bakr tenant dans sa main un cure-dents. Alors, je lui dis : « Je te donne ?»  Il opina la tête. Ensuite je lui donnai et il tint fortement, après, je lui dis : « Veux-tu que je te le ramollisse ?» Il opina la tête. Alors, je ramollis le cure- dents ; après quoi, il le réclama. Alors que devant lui, il y avait une cafetière contenant de l’eau, il se mit à y introduire ses mains pour ensuite les passer sur son visage en disant : « Il n’y a de divinité en vérité qu’Allah. Certes ! La mort comporte un état comateux. » Dès qu’il eut fini de se curer les dents, il leva sa main ou son doigt et du même coup son regard était tourné vers le plafond.. Alors Aicha lui prêta l’oreille et l’a entendu dire : « Avec ceux à qui tu as accordé tes faveurs parmi les Prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux. Seigneur ! Pardonne-moi ! Sois clément avec moi ! Fais-moi rejoindre l’Éternel ! Seigneur ! L’Éternel».Il répéta trois fois les dernières paroles puis sa main s’inclina et il rejoignit l’Éternel. Certes ! Nous appartenons à Allah et c’est à Lui que nous retournerons.  Le Messager d’Allah avait 63 ans et 4 mois. 

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